«Ma première impression? J'ai trouvé le jeu de qualité, ça va vite», résume en anglais la jeune Rebecca comme un poisson dans l'eau pour sa première expérience loin de Londres et de sa famille.
Fiona, la jolie rousse passée par les Etats-Unis et la Suède et repérée notamment par Corinne Diacre fin septembre lors d'un match contre les Bleues, tente le coup en français. «Le foot, c'est un langage international. Pas besoin de se comprendre pour jouer ensemble. Moi, j'ai vu de bonnes jeunes joueuses. Mais je suis surtout impatiente de débuter dimanche car ce sera une meilleure compétition.»
Le ton est donné. Et réjouit Corinne Diacre. «Elles ne sont là que depuis quelques heures mais leur état d'esprit est épatant. Elles sont arrivées sans complexe et sans prétention», raconte l'entraîneur des filles de Soyaux.
«ça s'est vu mercredi soir. Fiona, par exemple, avait beau avoir 9h de décalage horaire dans les jambes, elle n'a pas été avare de courses, elle a replacé les filles. C'est déjà une leader. Quant à Rebecca, elle manque un peu de repères car elle a moins joué ces derniers temps mais ses forces vont être vite décuplées. On les sent impliquées et psychologiquement, ça va tirer l'équipe vers le haut».
Le mauvais classement de l'équipe les a d'ailleurs plus stimulées que freinées. «On est venu à Soyaux pour aider l'équipe à rester en D1. C'est notre challenge», martèlent les deux joueuses qui seront qualifiées dimanche, pour la réception capitale de Vendenheim.