Charente libre : Soyaux joue son va-tout face à Hénin-Beaumont

Gagner pour entretenir l'espoir du maintien en D1, c'est le défi qui attend les joueuses de Corinne Diacre demain face à un rival direct. Mais aussi jusqu'à la fin de saison.



Charente libre : Soyaux joue son va-tout face à Hénin-Beaumont
A Soyaux, c'est l'union sacrée avant la réception capitale d'Hénin demain après-midi.Photo Renaud JoubertLa victoire sinon rien. Le mot d'ordre se répète inlassablement dans le vestiaire de Soyaux depuis le début de saison. Et dans nos colonnes à chaque sortie des footballeuses mouillées jusqu'au cou dans l'opération maintien en D1.

«J'ai souvent l'impression de dire la même chose», avoue Corinne Diacre. En cas de nouvelle désillusion demain face à Hénin - 10e avec quatre points d'avance sur les Charentaises - le discours pourrait bien changer.

Car «Hénin, c'est un match à huit points», résume la coach. L'occasion de maintenir, au mieux de réduire, l'écart avec Guingamp, premier non-relégable avec un match en moins. Ou de dire quasiment adieu à l'élite alors que le championnat ne s'achèvera que le 3 juin. «Autant dire que si ça se passe mal dimanche, la fin de saison nous semblera très longue», pronostique la technicienne qui invite ses joueuses «à se bouger» et «à se responsabiliser».

«La peur n'empêche pas le danger»

Et pas uniquement dimanche. «C'est simple. Il nous reste huit matches, on doit en gagner cinq», fixe le président Denis Bodi.

Et quand on élimine de la feuille de route Lyon et Juvisy, qui évoluent sur une autre planète, voire Montpellier, c'est bien un parcours sans-faute qui est imposé aux Sojaldiciennes face à Hénin, Rodez, Saint-Etienne, Guingamp et Yzeure. Soit une victoire et quatre défaites lors de la phase aller.

Mission impossible? «Notre marge de manoeuvre est serrée mais la peur n'empêche pas le danger. Il faut qu'on aborde chaque rencontre le couteau entre les dents. Mais je ne sais pas si on a les armes psychologiques pour», confie Corinne Diacre avec lucidité.

L'an passé, c'est pourtant sous la pression qu'elles avaient aligné une deuxième partie de saison tonitruante pour surclasser les prétendants et valider une remontée inespérée à Noël (11 victoires et 1 nul).

Si les adversaires étaient d'un calibre inférieur, Soyaux n'a jamais été surclassé par ses rivaux directs pour le maintien cette saison. «Et c'est bien ce qui me laisse le plus de regrets. On n'a jamais joué sur notre vraie valeur face à nos principaux concurrents. Ils nous ont battues dans l'envie et l'engagement mais jamais dans le jeu», déplore la coach qui se sent «écoutée mais pas forcément entendue» par son vestiaire.

Mais le changement est peut-être pour demain. Fait rare, mercredi soir avant l'entraînement, certaines filles ont ainsi pris «la parole» devant le groupe pour battre le rappel des troupes. Corinne Diacre a apprécié. «Même si ça n'a jamais fait gagner les rencontres. Depuis le début de saison, on discute beaucoup. Il est maintenant temps qu'on agisse».



Samedi 21 Janvier 2012
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