Retour sur la présence du sélectionneur de l'Equipe de France à Soyaux

Grand joueur de Ligue 1 que l'on a vu notamment évolué au sein de l'Olympique de Marseille, du FC Strasbourg, du Stade Rennais et de l'OGC de Rennes, Olivier Echouafni a ensuite débuté une carrière d'entraîneur à l'Amiens SC puis pour le FC Sochaux-Montbéliard. C'est le 9 septembre 2016 qu'il a été nommé sélectionneur de l'équipe de France de football féminin en remplacement de Philippe Bergeroo. Si certains pourraient penser qu'il découvre juste le foot féminin avec cette nomination, cela est faux. Il a en effet été parrain de la section féminine de l'OGC Nice durant 7 ans lorsqu'il était encore joueur.

Hier soir mardi, il était un peu plus de 18h30 quand Olivier Echouafni, le nouveau sélectionneur de l'Equipe de France Féminine, est arrivé dans l'enceinte de notre partenaire, le Crédit Agricole, pour assister à la séance de l'équipe D1/DH de l'ASJ Soyaux-Charente.

A son arrivée des journalistes locaux l'attendaient afin de recueillir ses mots. Ils devront néanmoins attendre encore un peu la fin de l'intervention du sélectionneur devant le groupe de Nicolas Goursat et Jean Parédès en marge de l'entrainement.

Après les présentations réalisées par Jean Parédès, le sélectionneur prit la parole. Fort de son parcours de joueur (391 matchs en Ligue 1) et de son nouveau statut, il réalisa un discours rassurant et motivant pour le groupe, en expliquant sa venue ici, à Soyaux. Cette visite est une façon pour lui de voir les joueuses dans un contexte autre que les jours de matchs, moins stressant, moins perturbant. Il a insisté sur le fait que les portes de la sélection n'étaient pas fermées, que les filles étaient constamment observées sans être prévenue pour ne pas les déstabiliser pendant les matchs. Le discours s'est terminé sur un point essentiel : l'importance du travail et des études puisque les joueuses ne vivent pas (encore) du football.

Suite à cette allocution, les journalistes ont pu réaliser leur interview, d'abord au bord du terrain pour la télévision puis dans le gymnase pour la presse écrite. Le sélectionneur a tenu à rappeler l'objectif de ce tour de France des clubs de D1 féminine. En effet Olivier Echouafni est un homme qui aime le terrain, il veut se rendre compte du quotidien des filles, des infrastructures des clubs et échanger avec les membres du clubs.

A la question "est ce qu'une joueuse de Soyaux à ses chances en équipe de France ?", il a répondu qu'aucune porte n'était fermée, que la marche D2 vers la D1 était haute mais que celle entre la D1 et l'équipe de France était encore plus haute. Les filles doivent continuer à travailler, tout donner sur un plan individuel mais aussi et surtout sur le plan collectif.

Il a également reconnu l'écart de niveau sur tous les plans entre l'ASJ Soyaux-Charente et des clubs comme le PSG et l'OL, car ces clubs pros accordent de plus en plus de budget aux sections féminines. Il a encouragé l'ASJ Soyaux-Charente à s'accrocher et continuer dans sa politique de formation qui paye car nous tenons deux championnes d'Europe U19, une vice-Championne du monde U20, deux championnes du Monde militaire, une vice-Championne de la CAN, une joueuse en sélection B et plusieurs jeunes joueuses en sélections de jeune. Mais pour ces joueuses rien n'est acquis il faut continuer de travailler puisque comme l'a rappelé le sélectionneur de l'équipe de France, le développement du foot féminin est à l'image de la société : "tout s'accélère".

M. Echouafni a aussi tenu à faire un clin d'œil à Corinne Diacre, quand il a évoqué le club de l'ASJ Soyaux-Charente comme le club de notre ancienne capitaine et coach (et capitaine de l'équipe de France). Il sait que ce club fait parti du "patrimoine" historique du foot féminin.

Pour terminer, il a évoqué l'équipe de France, ses début en tant que sélectionneur en évoquant le riche héritage laissé par son prédécesseur mais qu'aucun trophée majeur n'était venu récompenser son excellent travail. Son objectif est d'essayer d'apporter le petit plus qui fera franchir un palier à cette sélection en aillant pour objectif l'Euro 2017 sans penser à la Coupe du Monde 2019 qui sera organisée en France. En effet, avant ces échéances importantes, il faut penser les blessures physiques et morales dues à la défaite aux JO de cet été, d'où l'annulation d'une tournée en Chine et l'organisation d'un match face à l'Espagne sur le sol français avec des paramètres et des critères de sélections rigoureux notamment pour les U20 qui préparaient la Coupe du monde.

Après cet interview, il a assisté à l'entrainement en compagnie de Bernadette Constantin et de Jean Paredes. Nos yeux indiscrets l'ont aperçu s'entretenir avec Anna Clérac tout juste rentrée de Papouasie Nouvelle Guinée avec son nouveau statut de Vice-Championne du Monde U20 et qui se faisait une joie de retrouver ses partenaires pour continuer le travail.

Olivier Echouafni doit rencontrer le président Denis Bodi ce matin au siège du club.